A la mémoire des monstres

Publié le 05/05/2026

L’autre jour, des députés français se sont levés, les bras tendus et les poing fermés, pour chanter l’Internationale à l’Assemblée Nationale. Cette chanson, symbole de la Commune de Paris et des mouvements ouvriers en lutte, avait été dévoyée par les dictatures communistes. Elle était ainsi devenue l’hymne commun « d’une famille de tyrannie », selon France Info (le 5 Juin 2024), que « les flics, les militaires, les bourreaux et même leurs millions de victimes ont chanté ». L’Internationale avait donc porté les plus grands espoirs du XXème siècle, avant d’en couvrir les plus grands crimes. S’ils l’ont entendu résonner dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale, Joseph Stalin, Mao Tsé-Toung, Pol Pot, Enver Hodja, Ho Chi Minh et Kim Il-sung (entre autres) ont dû sourire dans leurs tombeaux de marbre, tandis que leurs victimes (près de 100 millions, selon le livre noir du communisme) ont dû se retourner dans leurs fosses communes et que les prisonniers actuels des camps de concentration du goulag russe et du laogai chinois ont dû avaler leurs maigres soupes de travers.

Et maintenant ? Est-ce qu’un groupe de députés français se lèvera un jour, les bras tendus devant eux en un salut fasciste, pour entonner une hymne nazi qui fera sûrement ronronner de plaisir, s’ils l’entendent depuis l’au-delà, Benito Mussolini, Adolf Hitler, Hirohito et Augusto Pinochet (entre autres), tandis que leurs victimes (100 millions de morts selon certains décomptes) se retourneront dans leurs fosses communes et que les prisonniers actuels des nombreux camps de détention des régimes fascistes du monde avaleront leurs maigres soupes de travers.