
Des chevaux nés en France et destinés à la boucherie finissent souvent en sashimis au Japon, car les Français ne « mangent pas assez de viande de cheval » dont le cours est beaucoup plus élevé au Japon qu’en France, « où il faut un soutien du gouvernement car il y a un problème d’éducation, ou bien alors trop de vegan », avait déclaré un responsable de la filière. Dans ma jeunesse, on nous avait donné des tablettes de chocolat Poulain, à l’école. Maintenant les enfants auront peut-être des steaks de poulains de l’année à la cantine scolaire ?

Dans les années 80 du siècle dernier, en pleine épidémie d’encéphalopathie spongiforme (la maladie de la vache folle), j’avais entendu à la B.B.C. une gastroentérologue britannique dire « que les amateurs de hamburgers ne devraient pas s’étonner d’avaler parfois de l’anus de vache », puisque « dans la vache, tout y passe » pour faire les steaks hachés. Je n’ai donc plus jamais mangé de hamburgers et je n’ai plus le droit de donner mon sang, car j’ai consommé de la viande bovine à cette époque en Angleterre. J’ai peut-être encore des prions de vache folle.

L’été dernier, devant un magasin de salaisons de Lozère en bordure de la nationale, une famille parisienne dont la voiture était garée sur le parking était ébaubie, surtout les enfants, devant deux jeunes ânes qui broutaient dans un pré adjacent. En passant, je leur avait dit qu’il avait de très bons saucissons d’ânes en vente dans le magasin. Visages stupéfaits des enfants, fureur des parents.
